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mercredi 1 mars 2023

PLUIE NOIRE (1989)

De Shôhei Imamura

Titre original : KUROI AME
Drame - 2h03 - Déconseillé aux moins de 12 ans

Nous sommes le 6 août 1945 au Japon non loin de la ville de Hiroshima. Soudain, une lumière intense, suivie d'un souffle dévastateur et d'une "pluie noire", va changer à jamais la vie de quelques habitants d'une petite bourgade. Les séquelles physiques, psychologiques, sociales vont marquer au fer rouge ces survivants, devenus des parias malgré eux. Un récit édifiant et inoubliable.






mardi 6 décembre 2022

LA BALLADE DE NARAYAMA (1958-1983)

LA BALLADE DE NARAYAMA (1958)

De Keisuke Kinoshita

Titre original : NARAYAMA BUSHIKÔ
Drame - 1h38 - Tous publics

LA BALLADE DE NARAYAMA (1983)

De Shôhei Imamura

Titre original : NARAYAMA BUSHIKÔ
Drame - 2h10 - Tous publics avec avertissement

Dans un village perdu au cœur des montagnes japonaises, où la survie d'une communauté isolée est un souci quotidien, la tradition veut qu'une personne ayant atteint l'âge de 70 ans soit emmenée au sommet de Narayama pour s'y laisser mourir. La version de Kinoshita adapte en studio le récit tiré du théâtre kabuki, dans de magnifiques décors artificiels fourmillant de détails, filmés quasiment comme sur une scène. La version de Imamura est tournée dans des décors naturels tout aussi impressionnants et majestueux. L'une est colorée et poétique, l'autre est âpre et truculente, les deux sont historiquement et philosophiquement passionnantes et émouvantes.











dimanche 28 août 2022

LA VENGEANCE EST À MOI (1979)

De Shôhei Imamura

Titre original : FUKUSHÛ SURU WA WARE NI ARI
Policier - 2h20 - Déconseillé aux moins de 12 ans

Un polar japonais qui remue son auditoire partout où il a été visionné à l'époque, ce n'est pas banal. Il faut reconnaître qu'il s'inspire de faits réels qui ont secoué le Japon, à savoir les meurtres et la cavale d'un serial killer à travers tout le pays. Mais surtout, le traitement du réalisateur est très perturbant et novateur puisque le récit est non-linéaire, d'une architecture complexe sur plusieurs temporalités, et que la mise en scène s'apparente à un long reportage, sans concession et sans jugement, sur le tueur en question et son environnement. Un peu comme si on nous disait : la société finit toujours par engendrer des monstres, c'est ainsi, il n'y a pas de remède contre cela. Impressionnant.